peut-on tenir le bras d'un agresseur armé

Peut-on TENIR LE BRAS d’un AGRESSEUR ARMÉ d’un COUTEAU [Self défense]

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Lors d’une attaque au couteau, le premier réflexe que l’on pourrait avoir en tant que victime serait de tenter de maîtriser le bras armé. En tant que spectateur d’une agression, intervenir en saisissant le poignet armé pourrait aussi sembler une bonne idée.

En maintenant le membre sous contrôle, nous avons en effet l’impression de neutraliser la menace.

Telle est la théorie. Dans la pratique, est-ce qu’une simple saisie est efficace ? La réponse est non dans la majorité des cas, selon nous.

Saisir un bras armé, une fausse bonne idée

La saisie fait partie des techniques instinctives : En tenant la menace à l’écart, nous croyons nous aménager une certaine sécurité. Lorsque l’on parle de saisie, précisons que l’on parle du fait d’agripper d’une ou deux mains le poignet d’une personne. Nous ne parlons pas de techniques d’immobilisation, comme l’on peut en croiser dans les arts martiaux de type jiu-jitsu brésilien (techniques qui par ailleurs sont extrêmement dangereuses en self-défense, lorsqu’elles impliquent une amenée au sol).

Saisir une personne non-armée peut passer, dans certaines situations. Lorsque la personne tient un couteau, tout change.

Pour maintenir une saisie avec une relative efficacité, une grande force musculaire est requise. C’est une évidence, mais il est bon de le rappeler afin de remettre les choses en perspectives.

Le différentiel de masse et de puissance de préhension doit être tel que le bras armé ne puisse plus bouger d’un pouce. Dans les faits, cela ne se concrétise que très rarement. La self-défense se voulant une discipline ouverte aux plus grands nombre, il ne serait pas pertinent de proposer à tout un chacun des techniques d’immobilisation basées sur des saisies, car dans 95% des cas ces techniques ne serait pas adaptées.

Si le différentiel n’est pas suffisant, il devient trop facile pour l’agresseur de se dégager de la saisie. En tranchant ce qui traîne au passage.

L’inconvénient de cette approche est que, même pour un gabarit très massif à même de contrôler un bras… L’agresseur dispose d’une autre main ! Il peut changer de prise ou se servir de ses autres membres pour vous frapper, ce qui pourrait créer un bref moment de diversion, suffisant pour se dégager de la prise.

De plus, il faut garder en tête que si l’agresseur perd l’usage de son bras… C’est également le cas du défenseur, qui doit maintenir sa prise ! Et la situation est pire encore si la saisie est effectuée des deux mains.

Pour des gens normaux, la saisie devient carrément dangereuse.

Il est très facile de se dégager d’une saisie, que ce soit d’un simple mouvement de poignet, accompagné ou non d’un déplacement pour ouvrir l’angle, ou encore plus simplement après une percussion (cf. vidéo pour mieux comprendre les principes). Se dégager d’une saisie en tenant un couteau à la main offre en plus l’occasion de trancher le poignet de la victime, avec la possibilité de sectionner les tendons
Il faut bien comprendre que lors d’une attaque réelle au couteau, l’agresseur ne va pas rester immobile…

Dès lors que l’agresseur est toujours en état de bouger, le danger subsiste. Une simple saisie ne garantie rien du tout, si ce n’est de faire traîner le conflit en longueur et multipliant donc les chances pour l’agresseur de trouver une parade.

Dans la famille « techniques suicidaires », la saisie serait donc une bonne pioche !

dégagement d'une saisie sur bras armé d'un couteau
Se dégager d’une saisie n’est pas si compliqué, en l’occurrence avec une frappe au visage pour récupérer le bras

La démonstration par la pratique

Comme on dit, une image vaut mille mots. Certaines idées reçues doivent être mises à l’épreuve, et c’est pourquoi il est bon de faire le test pour se rendre compte par soi-même à quel point il est facile de se dégager d’une saisie, ou a minima de trancher la personne qui nous saisie (ce qui au final amènera cette même personne à relâcher sa prise, nous permettant de nous dégager…).

Pour ce faire, le partenaire d’entraînement devra agripper le poignet de toute ses forces. Quant au pratiquant, il devra tenter de se libérer, en tranchant avec le couteau : Flexion du poignet, déplacement, percussion du poignet, … Référez-vous à la vidéo du jour pour mieux comprendre les principes.

C’est d’ailleurs un exercice important à réaliser. Le cerveau mémorise mieux ce qu’il a vécu que ce qu’il a entendu !

La saisie peut fonctionner dans certaines conditions, mais pour une durée extrêmement courte (le temps de placer une percussion). Son intérêt n’est pas inexistant donc, seulement comme toujours il faut savoir quelle technique utiliser, et à quel moment.

Dès le moment où vous partez en lutte (dans le cadre d’une saisie comme dans la plupart des situations, d’ailleurs), le conflit sera à votre désavantage.

C’est pourquoi il faut éviter au maximum les techniques qui traînent trop sur la longueur et privilégier les dégâts massifs et rapide (c’est-à-dire les frappes sur des zones sensibles).

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About The Author

Tutos Self défense

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense". Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier. Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13. Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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