Comment utiliser la respiration saccadée et continue en self-défense ?

Dans cette vidéo, je vais vous donner quelques conseils pour savoir quand et comment utiliser la respiration saccadée et la respiration continue, en self défense.

Saccadée ou continue ?

Il y a ce que l’on appelle le souffle saccadé : c’est ce que nous faisons tous généralement en self-défense, c’est-à-dire que vous expirez en même temps que chacune de vos frappes. En somme, cela donne frappe = souffle. Ou plutôt expiration. Vous allez comprendre la différence.

La respiration saccadée est très bien si elle est utilisée sur un court laps de temps. S’il y a plus d’expirations saccadées que d’inspirations, il est fort probable qu’à un moment donné, vous vous retrouviez « en dette d’oxygène ».

Souffle saccadé = explosivité

Si lors d’entraînements, je vous demande de taper non-stop sur un bouclier, pendant 1 minute, ou que vous faîtes un shadow libre version rapide et que vous n’utilisez que la respiration saccadée – dans l’idée « plus vite plus fort » – vous pouvez y arriver mais il vous faudra un certain temps d’adaptation et une certaine habitude. Quand il s’agit d’exercices longs, de 45 sec, 1 minute ou plus, je vous déconseille donc d’utiliser que des souffles saccadés.

Cependant, s’il s’agit d’une contre-attaque, il s’agira d’explosivité sur une courte durée. Donc la respiration saccadée sera alors à privilégier.

De plus, quand il sera question de d’exercices longs, que vous travaillerez sur un timing un peu plus long, ou que vous ne connaissez pas le temps imparti – ou pire, en situation d’agression – il sera préférable d’utiliser la respiration continue.

Souffle continue

Dans l’idée, j’appelle cela « la respiration de docteur ». Cela veut dire quoi ? Imaginez vous, avec le stéthoscope dans le dos et que l’on vous demande d’expirer longuement…

Il y a donc la respiration saccadée : frappe = souffle – mais s’il y a plus d’expirations que d’inspirations, vous allez vous retrouver « en dette d’oxygène », et de ce fait, pour rattraper et retrouver votre rythme, cela risque d’être plus compliqué et évidemment risqué si vous êtes en situation d’attaque.

Mais tout cela, c’est quand tout va bien en plus et que votre partenaire d’entraînement ne bouge pas. Par contre, s’il vous lance une frappe alors que vous êtes en version « souffle saccadé », vous risquez d’être un peu perturbé.

Apprendre à maitriser les deux respirations

Donc, en schématisant, au niveau du souffle, ce qu’il faut essayer de faire lorsque c’est long, c’est d’ouvrir en grand la bouche et d’expirer longuement, comme chez le docteur. Cette technique va vous permettre de tenir beaucoup plus longtemps, durant les entraînements ou face à une situation d’agression qui s’éterniserait…

En résumé, quand il sera question d’exercices un peu plus longs, je vous conseille d’utiliser la respiration continue et de garder le rythme, et de ne pas faire que des respirations saccadées, qui pourraient fortement vous déstabiliser si vous encaissez un coup que vous n’aviez pas prévu.

Il est tout à fait possible d’utiliser que le souffle saccadé, si vous y êtes habitué et entraîné pour, c’est à vous de voir, mais je vous conseille de jongler avec les deux.

About The Author

Alexandre Acariès

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense".Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier.Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13.Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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