Pourquoi faut-il travailler AU CONTACT en self-défense ?

Dans cette vidéo extraite de la formation en ligne « Études Martiales : La méthode accélérée pour devenir un pratiquant tout terrain sans illusions ni fioritures », découvrez pourquoi, à travers une petite anecdote personnelle, il est très important de travailler au contact lors de vos entrainements de self défense.

Au contact !

Ce que je souhaiterais, c’est que vous compreniez l’importance de se toucher, d’aller « au contact » lors des entraînements de self-défense. Cela peut paraître évident, mais c’est très important.

Évolution

A l’heure actuelle, quand on débute dans la self-défense pure, c’est tout à fait logique de toucher son partenaire durant les exercices. Le contraire serait presque impensable.

Or, les choses sont différentes quand on vient des arts martiaux traditionnels, comme le Karaté, où pendant des années, vous avez dû apprendre à arreter chacun de vos gestes, chacune de vos frappes, quitte à frôler votre partenaire, mais sans jamais réellement le toucher…

Petite anecdote personnelle

Lors d’un stage, je me suis pris une gifle pour la première fois par un pratiquant qui faisait du Kempo !

J’étais pourtant ceinture noire 2ème Dan, assez confiant, ni trop, ni trop peu mais ça allait…et je me suis dit « aïe » !

Et puis, bizarrement, je me suis surpris à verser une petite larmichette… « Qu’est-ce que c’est ? » et je peux vous assurer que cela fait mal à l’égo au début parce qu’on se dit « oh mince ».

Une fois la gifle « acceptée », il va y avoir 2 sortes de réactions :

  • soit, on encaisse le coup et on se dit « c’était un mauvais jour, je n’étais pas en forme » – et il y en a plein qui réagissent ainsi…
  • soit, on se dit « là, il y a quelque chose qui ne va pas » et on analyse…

Toucher mais sans se blesser !

Mais dans l’idée, qu’importe votre niveau, tant que l’on n’a pas (re)senti ce contact et qu’on n’est pas habitué à encaisser les coups, vous pouvez être les rois de la salle, autant que vous le souhaitez… Jusqu’au jour où un gamin de 12 ans, bagarreur de rue, avec le visage tout balafré (et qui, lui, a sûrement l’habitude de prendre des coups) va vous en donner une si forte que vous allez vous dire « punaise, je rends ma ceinture noire parce que je sens que cela ne va pas », vous voyez ce que je veux dire ?

Donc, en self-défense, le contact, se toucher, c’est très important, mais sans vous blesser !

About The Author

Alexandre Acariès

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense".Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier.Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13.Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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