Pourquoi la MAJORITÉ des TÉMOINS d’une AGRESSION n’interviennent PAS ?

Dans cette vidéo, extraite de la formation en ligne « Études Martiales : Défense tierce personne », découvrez les raisons pour lesquelles la majorité des témoins d’une agression n’interviennent pas !

Agir ou ne pas agir ?

Est-ce que vous seriez prêts à intervenir, à mettre votre vie en danger pour sauver la vie ou pour défendre quelqu’un que vous ne connaissez pas ?

C’est la première question… C’est compliqué…
Certains hochent de la tête, perplexes, donc qui répondent « non »… C’est normal.

Deuxième question : si vous ne le faites pas, si vous n’intervenez pas, est-ce que vous êtes capables après de vous regarder dans la glace et de ne pas avoir une certaine chose sur la conscience ?

C’est cela le gros problème de la défense tierce personne, c’est « est-ce que j’agis ou je n’agis pas ? »

On regarde tous les mêmes médias je pense, qui parfois, nous rendent un peu parano, mais on voit très bien que quand il y a une agression d’une personne que l’on connaît – ou que l’on ne connaît pas en général – personne ne bouge, on est d’accord ?!

Donc, première chose, c’est triste à dire, mais il faut s’adapter et il faut que la self-défense que l’on enseigne s’adapte à notre époque ! Pour faire simple : si un jour, on vous agresse, comptez que sur vous-même ! Et si jamais, il y a une âme charitable qui vient vous aider, tant mieux, mais ne comptez que l’on vienne vous aider. Malheureusement, cela plombe le moral mais c’est la réalité.

D’après vous, pourquoi les gens n’interviennent pas quand il y a un danger ?

Dans le train, quelqu’un se fait agresser, pourquoi personne ne bouge alors que le wagon est plein ?

Imaginez. Un mec rentre dans le wagon et commence à ennuyer une jeune fille – ou un autre mec – et pourtant, personne ne bronche, pourquoi, selon vous ?

« Ils ont peur que ça se retourne contre eux au niveau de la loi »

Voilà. Néanmoins, je doute que les gens aient conscience de la loi, cela m’étonnerait mais grosso modo, c’est la survie qui intervient.

Attention, je vous donne là des possibilités : je ne vous dis pas que je préfère cette possibilité plutôt qu’une autre, je vous donne juste les possibilités.

Exemple. Vous êtes dans le wagon, assis et, parce qu’ils n’agissent plus en solo maintenant, vous avez 4 personnes aux allures louches qui arrivent et qui commencent à embêter une jeune fille de 13 ans, tranquillement posée avec son iPhone. Ils veulent lui voler son iPhone ou son smartphone, tout en lui mettant des gifles. De votre côté, vous regardez et vous vous dites « il n’y en a pas un qui va bouger ? » C’est toujours ça !

« Tout le monde se dit la même chose en fait. »

C’est exactement cela ! – « oh, personne ne bouge ? » – « mais vas-y toi ! » – « non non, viens avec moi ! »

C’est une situation très compliquée : pourquoi ? 

Parce que la peur ! Ensuite, oui, il y a une part de lâcheté, bien sûr, c’est lié, mais en priorité, c’est la peur d’intervenir ! Mettez-vous à la place de la personne qui peut intervenir – c’est facile à dire – mais il y en a plein qui vont vous dire « ouais mais attends, tu n’as pas honte, en plus tu fais des arts martiaux et tu n’interviens pas » Oui, c’est ce que je tente de vous expliquer : tu es face à un problème, c’est-à-dire que si tu y vas, tu risques de morfler en plus de la victime initiale, ou bien les deux – la personne qui se fait agresser + vous; Ou bien tu ne fais rien, tu rentres chez toi en vie, certes, mais le lendemain, tu te regardes dans la glace et tu te dis « punaise » et tu apprends à la télé que la fille est morte. C’est cela le gros dilemme, vous voyez ce que je veux dire ?!

« Les cimetières sont pleins de héros »

Vous avez plus de chance que l’on vienne vous aider si vous dites « au feu » qu’« au secours » !

Je veux dire par-là que dès qu’il y a une personne qui agresse, on a peur d’intervenir, on a peur pour sa propre vie, on a peur – éventuellement – pour la personne qui vous accompagne dans le train. Mais on a surtout peur des représailles – c’est normal c’est humain.

Maintenant, il y en a qui ne passeront pas à l’acte et d’autres qui passent à l’acte.

Aussi, et comme le dit le proverbe – parce que là, il faut vraiment tout mesurer« les cimetières sont pleins de héros ». Cela veut dire qu’il y a malheureusement beaucoup de gens qui sautent d’un pont pour aider une tierce personne et qui se noient… ou bien les deux, par exemple.

Par contre, il y a des belles histoires aussi – on ne va pas plomber le moral – où la personne sauve la personne qui était en péril.

About The Author

Alexandre Acariès

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense".Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier.Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13.Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

Commentaires