Pourquoi est-il CRUCIAL d’ANALYSER la SITUATION avant de PORTER SECOURS ?

Dans cette vidéo, extraite de la formation en ligne de self défense « Études Martiales : Défense tierce personne », découvrez pourquoi il est crucial d’analyser la situation avant de porter secours à un proche ou une tierce personne en danger.

Mise en situation

« Tu le poignardes, Hervé est parterre. J’adore Jean-Pierre, l’esprit attaquant, cela c’est de l’agresseur.
Continue à le poignarder, doucement, sur les pointillés, tu suis les pointillés, c’est l’atelier boucherie. »

Vous êtes là et vous vous dites « Non-Assistance à Personne En Danger », « est-ce que j’y vais ou est-ce que je n’y vais pas ? ».

Dans cette situation, il semble évident que vous n’y allez pas : il n’y a qu’à regarder sa tête, il est mort.

Ce que je veux dire, c’est cela qui est compliqué, c’est d’analyser la situation : vous voyez quelqu’un comme cela, avec un couteau, vous voyez qu’il est déjà en train de poignarder la personne et que cette même personne est en (très) mauvaise posture, quand je vous dis « vous n’y allez pas », c’est ce que je vous conseille !

On pourra toujours contredire ce que je vais vous dire, forcément, on peut tous se contredire, mais à côté de cela, on peut se dire « ouais mais peut-être qu’il n’est pas encore mort, tu peux le sauver, tu peux l’amener à l’hôpital… » Oui, en effet, et vous avec, par la même occasion !

Il a un couteau !

Déjà que vous avez un mec avec un couteau, si, en plus, vous vous retrouvez seul à seul, c’est extrêmement compliqué et extrêmement risqué, vous devez prendre la fuite, etc., c’est très risqué !

Aussi, vous avez quelqu’un que vous ne connaissez pas qui est en train de se faire poignarder, vous l’avez vu, le mec est en sang et vous voyez dans ses yeux qu’il a des yeux de poisson mort, c’est extrêmement risqué !

Parce qu’il y en a qui vont vouloir jouer les « héros » « hey, monsieur, lâchez-le, lâchez-le » et ils vont mourir ! Alors oui, c’est beau, c’est génial, c’est un héros le gars, c’est bien… mais il est mort ! Donc, au final, l’autre, il est déjà mort et toi, tu es sur le point d’y laisser ta vie aussi…

Y aller ou ne pas y aller ?

Tout cela pour dire quoi ?

Après chacun fait ce qu’il veut, mais personnellement, je vous donne juste les possibilités : « tu veux y aller, tu y vas » mais pour ma part, je sais que dans ce genre de situation, j’analyse !

Analysez la situation, c’est très important ! Mais, il est question, là, d’un cas extrême – poisson mort et compagnie…

Maintenant, autre exemple, nous allons enlever le couteau. Imaginez que vous vous retrouvez face à 2 hommes en train de se taper… Vous vous dîtes « qu’est-ce que je fais ? », c’est-à-dire que vous avez vu la scène, vous pouvez intervenir et les séparer mais que faire en réalité ? Parce que parfois, on peut intervenir « hey, messieurs, calmez-vous » mais si vous devez intervenir, le plus important, c’est de le faire intelligemment, et surtout, de prendre le temps d’analyser, si la situation le permet !

Également, note à ne pas négliger : ne passez pas entre 2 personnes qui se battent ! Cela peut paraître bête, mais c’est comme des chiens qui se battent entre eux : ne mettez pas la jambe – parce qu’il y en a qui mettent la jambe…

Par contre, ce qu’il ne faut pas faire, c’est agir sous la pulsion « punaise, j’y vais, ohlala », c’est très dangereux ! Car, au final, vous ne savez pas si l’un des deux avait une arme…?!

Analysez !

Aussi, faites attention et une fois de plus, analysez : est-ce que ce sont des petites embrouilles de fin de soirée au bar, du genre totalement bourrés, où il n’y en a pas un qui fait mal à l’autre et où pendant 1h, ils se cherchent, mais ce n’est pas méchant, vous voyez ce que je veux dire ? Il y a des bagarres tous les jours donc ne vous mettez pas en danger pour cela !

Maintenant, vous voyez que la personne est à terre, en train de le tuer, là oui, il y a besoin d’intervenir, c’est cette idée-là ! Il est néanmoins important de savoir que vous n’êtes pas obligés d’intervenir physiquement, mais vous êtes obligés de porter secours, c’est-à-dire d’appeler au minimum les secours.

J’essaie ici de vous illustrer grosso-modo, à peu près ce qu’il faudrait faire, parce que ce sont des situations très risquées.  Maintenant, vous savez ce que vous risquez, vous savez ce que vous pouvez faire et ne pas faire :

  • soit vous pouvez intervenir
  • ou soit ne pas intervenir et rentrer chez vous après,

Mais, dans les 2 cas, vous êtes face à vous-même, c’est très compliqué. Parce que c’est sur qu’il y en a plein qui vont vous dire « ouais mais moi j’y vais »… « Oui, tu dis cela maintenant, mais quand ce sera dans l’action avec 4 personnes avec un couteau, tu vas y aller ? »

Je ne suis pas en train de vous dire qu’il ne faut pas intervenir, je suis en train de vous dire qu’il faut réfléchir avant de mettre votre vie en péril, surtout pour des personnes que vous ne connaissez pas ! Parce que parfois, les faits peuvent être trompeurs : vous voyez 2 gars en train de se battre, vous vous dites « attends, il lui fait mal » mais ce sont en fait 2 copains qui sont complètement ivres, qui se tapent, et vous, vous arrivez pour démêler la situation, et au final, tous les 2 se retournent contre vous donc regardez si cela vaut vraiment le coup !

About The Author

Alexandre Acariès

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense".Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier.Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13.Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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