accessibilité des points vitaux en combat de rue

Les POINTS VITAUX accessibles en COMBAT DE RUE [Self défense]

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Lorsqu’on parle de points vitaux, le parallèle peut vite être fait avec les points de pression issus de la médecine traditionnelle chinoise, utilisés en acupuncture ou plus spécifiquement pour ce qui nous concerne en Kyusho/Dim-mak.

Il ne sera pas question ici de parler de ces points, très précis et d’un usage plus académique que pratique, mais plutôt des zones à percuter en priorité en self-défense.

Une affaire d’opportunité

Oubliés, donc, les concepts de méridiens, de cycles destruction/création, circadiens ou autres. Non pas que les points du Kyusho soient inefficaces, mais la mise en pratique de la théorie est réservée à une petite élite (et encore…!), or la self-défense se veut être un concept accessible au plus grand nombre.

Nous retiendrons donc 4 zones d’action majeures :

  • Yeux
  • Gorge
  • Parties génitales
  • Genoux

Nous l’avons déjà abordé dans de précédents articles de blog, mais il existe une différence fondamentale entre l’entraînement et la réalité de la rue : Un agresseur n’est pas statique, il va se protéger.

Nombre de techniques deviennent du coup bien plus difficile à placer.

Les yeux, la gorge et les parties génitales sont, en soi, assez difficiles à atteindre car on peut aisément protéger ces zones. Nous les protégeons d’ailleurs par réflexe la plupart du temps, sous pression.

S’ajoute à cela la mobilité de l’agresseur pendant le combat, et vous comprendrez que l’on ne met pas si facilement un coup de tibia dans les parties que ce que l’on peut penser…

La self-défense est donc en grande partie une affaire d’opportunité, et tout l’enjeu de la discipline est d’affûter l’oeil de l’élève, pour repérer et exploiter ces opportunités.

Cela passe par des jeux de rôles pour ancrer les situations dans la mémoire mais aussi et SURTOUT, par un gros travail d’improvisation qui permet de développer ses réflexes, analyser les erreurs de chacun et travailler sur l’inconnu.

Que faire quand on est saisi à bras-le-corps (coups de tête ? Morsure ?) ? Comment se dégager d’un étranglement (doigts dans les yeux ?) ?

Incapaciter rapidement l’agresseur

Vu qu’il est relativement difficile d’accéder à certaines zones sensibles du corps en percussion, et que la priorité dans une agression est de prendre la fuite en mettant si possible hors d’état de vous poursuivre l’agresseur, la question reste entière de savoir quelle zone prioriser en terme de frappes.

À ce niveau, une cible de choix demeure le genou. Il est difficile de protéger ce dernier, et la rotule est une articulation relativement fragile qu’il est possible d’endommager sérieusement avec un impact suffisamment puissant.

frappe du pieds sur une rotule
Un impact sur la rotule crée un déséquilibre, un mouvement réflexe latéral et la perte éventuelle de la motricité de la jambe. Que du bonheur !

Ce n’est bien entendu pas à la portée de tout quidams que de démettre ou fracture une rotule, surtout selon la carrure de l’agresseur, ce sera donc là encore à l’appréciation de la victime de jauger ses capacités…
C’est toutefois une piste sérieuse à exploiter, car sans aller jusqu’à la luxation de la rotule, provoquer une douleur intense peut être un avantage décisif dans votre fuite.

Autre piste, qui nécessite moins de puissance pour provoquer une douleur sérieuse, le low kick type Penchak.

Dans tous les cas, saper les fondations (c’est-à-dire les jambes) permet de s’aménager à coup sûr une échappatoire, car l’agresseur sera dans l’incapacité d’exploiter pleinement ses capacités motrices.

De manière générale, les genoux restent donc une valeur sûre, par rapport aux 3 autres cibles susmentionnées qui sont plus difficiles d’accès.



En savoir plus sur les traumatismes articulaires: https://www.docteurclic.com/symptome/luxation.aspx

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