Le plus gradé est-il forcément le meilleur dans la rue ?

Dans cette vidéo issue de la formation en ligne « Étude Martiale 8 : Survie au sol », je vais vous donner mon opinion afin de comprendre pourquoi le plus gradé n’est pas forcément le meilleur dans la rue.

Comprendre les principes de la self-défense

Selon moi, la self-défense, c’est avant tout au-delà des techniques. Bien sûr qu’il faut connaître la technique en elle-même, mais il faut surtout en comprendre les principes, c’est cela qui va vous faire progresser.

Par exemple, vous pouvez être extrêmement bon en technique, savoir bien donner vos coups, bien tourner les hanches et autre, c’est bien, c’est une étape importante, mais dehors, dans la rue, vous n’aurez probablement pas le temps de faire des techniques comme cela, avec précision. 

Ceci est mon opinion, cela n’engage que moi, chacun à la sienne, mais n’oubliez pas que sous stress, chaque seconde est précieuse et vous n’aurez certainement pas le temps de faire des gestes trop techniques; Cela ressemblera plus à un « combat de bourrin », et vous n’êtes même pas sûr de faire mal à votre adversaire.

Tout cela pour vous faire comprendre que le plus important, c’est d’im-pro-vi-ser ! Ou du moins, essayer…

« L’improvisation, ça ne s’improvise pas »

Je dis souvent cette phrase à mes élèves.

Il y a des gens qui sont ceinture noire x Dan d’arts martiaux, peu importe l’art martial, qui sont de bons techniciens (maîtrise des techniques) mais qui, une fois dehors, ne valent pas un clou. Pourquoi ? Parce que la salle ce n’est pas la rue.

Et puis, il y a des personnes qui ne pratiquent pas mais qui ont la hargne, qui ont le vice, qui sont teigneux, et qui, dans la rue, peuvent devenir des « tueurs », et sans avoir jamais mis les pieds sur un tatami, ni pratiquer un quelconque art martial : c’est inné.

Après, cela se travaille : on peut travailler la force, la vitesse, la souplesse, etc… mais pour ce qui concerne la détermination et la hargne, l’instinct reptilien, cela se travaille plus difficilement. Il est possible de rendre les gens agressifs – prenez pour exemple les soldats… – mais ce que je veux vous faire comprendre c’est que chez certaines personnes, c’est inné.

Nous avons tous cet instinct reptilien en nous, sachez-le, mais il est plus développé chez certaines personnes. Commencez à embêter une personne lambda, je doute que la personne accepte longtemps ce « petit jeu »…

Il existe des personne qui subissent les coups sans rien faire, mais à ce niveau, il est question d’un travail plus profond, qui peut aller très loin, mais je ne suis pas psychologue pour étayer ce sujet. 

En résumé

La capacité à ne pas subir doit être plus importante que la technique en elle-même !

About The Author

Alexandre Acariès

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense".Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier.Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13.Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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