Comment travailler vos frappes sur « Impact Head » ?

Dans cette vidéo, je vais vous expliquer comment travailler et améliorer vos techniques de frappes grâce à l’utilisation du matériel professionnel Impact Head.

« Ne vous prenez pas la tête »

L’Impact Head nous vient tout droit des États-Unis et a été créé afin d’accéder à un meilleur réalisme et donc à un meilleur apprentissage des techniques de frappes (sur visage).

Lors d’entraînements, votre partenaire tient l’Impact Head à hauteur de votre visage. Cet exercice permet notamment de faire travailler les épaules. Lourd de ses 3kgs environ, si cela devient trop difficile de tenir le matériel à hauteur de visage, vous pouvez vous aider soit en tenant au niveau du poignet avec votre autre main, soit en changeant régulièrement les mains.

Toujours plus de réalisme pour plus d’efficacité

Comme vous l’aurez compris, l’Impact Head est basé sur le réalisme et rappel donc la dureté d’un vrai crâne humain. Il s’agit donc de matériel dur et solide, conçu pour taper dessus mais qui reste bien moins confortable qu’un bon pao ou qu’un bon bouclier.

Par exemple, si vous tapez net sur le nez poings serrés, vous allez rapidement comprendre que cela fait mal mais c’est justement le rendu souhaité.

Même si l’Impact Head est dénué d’un corps, il représente trait pour trait un visage humain, avec des oreilles, un nez, des yeux, etc… Si vous avez déjà mal à l’idée de frapper sur un Impact Head, imaginez donc ce que cela pourrait donner sur un crâne humain. Si vous tapez fort au niveau du crane par exemple, comme cela peut se produire en situation réelle, il y a des chances, peut-être, que vous vous fracturiez la main !

Donc les coups de poings « virils », du genre « moi, je suis un bonhomme, je tape avec les poings serrés » et se faire mal et pleurer « comme une fillette » après, ce n’est pas très logique. De ce fait, rien ne vaut les techniques avec les mains ouvertes – pourquoi ? parce qu’avec un peu de chance, il y a des possibilités que vous atteigniez l’œil ou un autre point sensible avec vos doigts.

Tout est possible

Avec l’Impact Head, il vous est donc possible de tout travailler, tout tester et travailler plusieurs techniques:

  • soit la main ouverte, également appelée « patte de tigre », avec la main bien ouverte et les doigts bien écartés,
  • soit sur les côtés : vous avez les oreilles qui sont représentées,
  • soit avec un coup de tête, au bon endroit
  • vous pouvez frapper en coups de poings si vous le souhaitez, mais faîtes attention au nez, il est un petit peu dur,
  • le coup de poing marteau, c’est très bien également, 
  • double frappe aussi, en serrant bien les poings, au niveau des tempes ou des deux points de pression au niveau du menton.
  • vous avez la gorge également, en fourche, c’est excellent…

Il peut être question du frappes circulaires, de revers, coups de coude circulaire, remontant ou descendant, c’est vous qui choisissez.

Se focaliser, frapper et bouger

Et pendant le temps que vous travaillez vos frappes, un autre partenaire peux vous « taquiner » un peu avec un bouclier, mais vous n’avez pas le droit de riposter. Un peu frustrant, n’est-ce pas ?

L’idée finale, c’est de travailler et tester un maximum de techniques de frappes en fonction de ce que vous pouvez faire sur l’instant. Dans l’idéal, il ne faut pas hésiter à bouger, se déplacer et bien rester en garde.

Donc, focalisez-vous sur l’Impact Head et frappez ! Il vous est également possible d’imaginer que cette tête ambulante est un humain et que vous pouvez le saisir (ou du moins, le poignet de votre partenaire qui maintient la tête) et de travailler ainsi vos frappes genoux, jambes, pieds, etc…

Il est bien entendu inutile de préciser de bien viser l’Impact Head et non la vraie « head » de votre partenaire…

About The Author

Tutos Self défense

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense". Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier. Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13. Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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