Comment faire un coup de coude « vrillé » ?

Dans cette vidéo, je vais vous expliquer comment faire un coup de coude « vrillé » afin d’augmenter la pénétration d’énergie et la puissance injectées dans le corps de votre agresseur.

« Bourrin » mais pas trop

Il y a, ce que j’appellerais, la version dite « bourrin » : on est tous « bourrin », il faut l’être parfois.

Aussi, dans cette version « bourrin », armer vos frappes, c’est bien, mais le problème quand vous armez chacun des coups, vous vous exposez à une éventuelle réaction de votre agresseur : il risque de « sentir le coup » venir et de ce fait, se protéger, esquiver, bloquer, ou il peut sans aucune hésitation vous frapper.

L’idée est de partir à « bonne distance » : c’est-à-dire suffisamment proche de votre agresseur pour que votre frappe passe « inaperçue », tout en ayant un air « décontracté ». Ce qu’il faut comprendre c’est qu’on se fiche éperdument du visuel !

Les grandes frappes, bien armées, bien larges, tout cela c’est du visuel, c’est pour le « show », et c’est une bonne chose de savoir travailler comme cela aussi : il faut savoir faire les deux.

L’olécrane

Cette extrémité du coude est l’épiphyse proximale du cubitus formant une saillie au niveau du coude. L’olécrane est relié au tendon tricipital.

Si vous tapez avec l’olécrane, pas besoin de grands gestes. En effet, cet os peut faire très mal. A savoir qu’il ne faut pas plier complètement le coude pour l’utiliser, auquel cas, ce sera le triceps qui va frapper.

En soit, si la frappe est bien donnée, cela peut suffire à stopper votre agresseur, sans que cela ressemble à un « spectacle » à la vue de tous.

Cette technique donne plus l’impression qu’on (re)pousse l’agresseur.

Notez bien qu’en armant, cela fonctionne aussi, mais nos muscles se contractent plus, nous sommes davantage exposés à recevoir des coups et on peut très facilement donner l’impression d’être trop violent vis-à-vis des éventuels témoins autour.

Variante

Version « bourrin » nous allons dire. Imaginez que votre agresseur se retrouve vulnérable, au sol, mais pas totalement inoffensif…

Afin que votre coup de coude soit plus « percutant », je vous conseille simplement de faire vriller votre coude légèrement. Cela semble bête, mais ce petit effet « perceuse » va prendre toute sa dimension lors de l’impact.

De cette manière, votre agresseur n’encaisse plus simplement un coup mais une onde de choc en plus : toute la différence est là !

Pour comparer, si vous infligez un coup de coude « basique », avec l’olécrane présenté vers l’extérieur, c’est votre triceps qui va taper. Votre agresseur va ressentir un choc, mais il n’aura pas forcément mal.

Si vous tapez avec l’olécrane : ne pliez pas votre coude à 90° – l’olécrane est toujours tourné vers l’extérieur – touchez votre coude, vous allez sentir que votre os se déplace – positionnez votre coude à 110° environ pour que l’olécrane soit bien tourné vers le bas, et là « ça pique » !

Notez également que l’on peut varier les coups en faisant un « olécrane vrillé » par exemple : juste en appuyant, cette vrille peut provoquer une véritable onde de choc sur votre agresseur.

About The Author

Alexandre Acariès

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense".Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier.Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13.Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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