comment se stabiliser correctement

Comment se STABILISER correctement en SELF DÉFENSE

La gestion de l’équilibre est une des notions fondamentales que l’on apprend à gérer en self-défense (et dans tous les sports, de manière générale !).
Sans une bonne gestion de ses appuis, difficile d’être réactif en combat mais plus difficile encore de ne pas chuter. Or, la chute place le défenseur dans une position particulièrement inconfortable

Il existe une multitude de raisons pour lesquelles une personne peut être amenée à chuter en combat, aussi nous contenterons-nous de prendre qu’un seul exemple pour illustrer notre article, celui d’un étranglement par derrière avec volonté de l’agresseur de pousser sa victime vers l’arrière afin de l’amener au sol.

Éviter la chute par un contrôle adéquat du centre de gravité

Résumons les choses simplement : Plus votre centre de gravité est bas, plus il est difficile de vous faire chuter.

Il s’agit d’une affirmation de bon sens. Vous avez certainement dû comprendre depuis longtemps qu’il est plus facile de déséquilibrer, à poids égal, une personne de grande taille qu’une personne de petite taille.

Si vous comprenez cette notion de centre de gravité (ce dernier étant situé à peu près entre le nombril et le pubis), vous comprendrez également que selon où est exercée une poussée contre un individu, il sera plus ou moins facile de le déséquilibrer.

Pour dire les choses simplement, tout mouvement de poussée vers l’arrière exercé au-dessus de la ceinture scapulaire (les épaules) entraîne un déséquilibre.

C’est typiquement ce qu’il se passe lors d’un étranglement par derrière (de type « commando » ou « sportif », peu importe).

L’agresseur, dans cette configuration, peut rapidement et facilement mettre en déséquilibre sa victime si cette dernière est en position stationnaire (debout), en jouant sur son axe antéro-postérieur via une poussée vers l’arrière.

Il est possible de pallier ce déséquilibre en recalibrant son centre de gravité, de façon très simple.

Il suffit en effet de passer d’une position « debout » à une position « basse », c’est-à-dire une position large, plus près du sol et avec jambe écartée, non pas sur une même ligne mais sur un plan diagonal (une jambe devant, une jambe derrière, selon un angle à 45° environ par rapport à son axe transversal initial).

Cette position, difficile à décrire à l’écrit, assure une stabilité maximale (et permet accessoirement un bon accès aux parties génitales !).

position stabilisée pour faire fasse à une poussée vers l'arrière

En se décalant de la sorte, la poussée exercée vers l’arrière par l’agresseur perd largement en efficacité, d’autant plus si vous arriver à répartir votre poids vers l’avant (ce qui n’est pas forcément évident dans le cadre d’un véritable étranglement).

La grande erreur lorsqu’un débutant cherche à transiter d’une position « debout » à une position « basse » est de se cambrer vers l’arrière, ou de se baisser mais en conservant ses pieds sur la même ligne.

Dans le premier cas, il devient encore plus facile pour l’agresseur de déséquilibrer la victime, le centre de gravité de cette dernière étant totalement bouleversé.

Dans le second cas, la poussée vers l’arrière conserve toute sa pertinence car la victime a certes abaissé son centre de gravité mais n’a pas modifié son axe tranversal.

À l’entraînement il est relativement aisé de corriger ce défaut. En cas de véritable agression, il est plus délicat de se rééquilibrer tout en tentant de se dégager les voies aériennes comprimées par le bras de l’agresseur…

C’est pourquoi il est également recommandé d’utiliser son poids de corps au moment de la transition « debout »/« bas ».

About The Author

Tutos Self défense

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense". Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier. Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13. Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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