Comment DÉFENDRE UNE PERSONNE menacée au COUTEAU à la GORGE ?

Dans cette vidéo, extraite de la formation en ligne « Études Martiales : Défense d’une tierce personne », découvrez la technique de la dernière chance pour défendre une personne qui est menacée au couteau à la gorge.

« Une saloperie »

Si vous vous faites agresser par le biais d’une saisie, il se peut que la riposte soit à peu près gérable, cela dépend de beaucoup de choses.
Si c’est un coup de poing, cela devient compliqué : il suffit que vous ne voyez pas venir le coup pour le sentir passer et BAM, que ce soit aussi bien sur vous que sur une tierce personne.
S’il s’agit d’un bâton, c’est encore plus compliqué : un mauvais coup de bâton là où il ne faut pas et vous pouvez y laisser votre vie.
Le couteau, c’est une « saloperie » ! Personnellement, c’est ce qui me fait le plus peur en self-défense, même plus que les armes à feu ! Cela ne veut pas dire que les armes à feu, ce n’est pas dangereux, soyons d’accord, mais, le couteau, je n’aime vraiment pas !

Notez que ce n’est pas forcément Rambo qui vous en veut… Je dis cela par rapport à la taille du couteau…

Il peut très bien s’agir d’une toute petite lame qu’on ne voit pas et hop, ça tranche. C’est pour cela que je vous dis que c’est une vraie saloperie : parce que cela passe partout, et cela ne se voit pas !

Menace directe à la gorge

Soyons lucides et arrêtons de rêver : si quelqu’un vous menace, le premier conseil que je vous donne : n’intervenez pas !

« Et ouais, mais si… » Partez du principe que vous ne connaissez pas les raisons et les intentions de votre agresseur.

Tout d’abord, s’il est question d’une menace, cela signifie certainement que votre agresseur attend quelque chose de vous. Dans ce cas-là, donnez ! N’essayez pas d’épiloguer et donnez ! Tout ce que vous avez : votre voiture, vos vêtements, votre caleçon même s’il le faut, à partir du moment où cela vous permet de rester en vie !

Par contre, si vous êtes avec votre enfant et que l’agresseur cherche à kidnapper votre progéniture, il est bien évident que vous ne donnez pas. Sauf si la petite est méchante, je le dis souvent… 

Il s’agit là d’une situation extrêmement risquée, aussi bien pour vous que pour la personne qui vous accompagne. Donc, toutes les techniques où vous attrapez votre agresseur au visage, dans son dos, vous pouvez les oublier ! Je parle là d’un cas précis, attention. 

N’agir qu’en cas d’extrême nécessité

Face à ce genre de situation, il faut essayer d’agir sur le bras armé, le plus intelligemment possible.

On va faire le plus simple d’abord. (Enfin, façon de parler…)

Prenons un exemple. Vous êtes positionné de sorte à vous retrouver à l’intérieur, la lame du couteau se trouvant à l’opposé. Si vous frappez, il tranche, c’est foutu !

Imaginez. Vous avez vu un gars dans la rue, il a déjà poignardé 3 personnes, il arrive dans votre direction et menace un proche, attention, il va trancher ! Dans ce cas-là, oui, vous pouvez peut-être essayer de faire quelque chose, mais notez bien que l’on n’agit que si c’est une extrême EXTREME nécessité !

Si vous avez le temps, essayez d’analyser la situation. Mais, sans se leurrer, il est bien rare, voire quasi improbable que vous ayez le temps… Peut-être aurez-vous les bons réflexes au bon moment… Mais n’oubliez pas que vous avez la vie de la personne entre vos mains ! Même si, en l’apparence, c’est d’abord l’agresseur qui l’a… Donc, si vous voulez agir, et que vous DÉCIDEZ d’agir, ne vous loupez pas !

Explosivité

Vous devez donc aller à l’opposé de la gorge.

En explosivité, vous allez essayer d’attraper et de « mordre » le bras de l’agresseur avec vos mains, puis, vous devez faire en sorte d’éloigner la lame de la victime et frappez ! Frappe en haut, frappe en bas, non-stop, jusqu’à ce qu’il lâche le couteau ou qu’il s’écroule ! Tout en sachant que oui, vous avez la vie de la personne entre vos mains, mais vous avez également, et ensuite, la vôtre… Parce que vous êtes « sympa », vous l’avez sauvé en 1 seconde mais après, cela vient à vous. Laissez de côté les « je change de main, je fais des clés, etc » NON ! Vous frappez ! C’est un conseil. On parle là de survie extrême.

Survie extrême

Si vous pouvez, vous tapez en même temps (en coup de tête par exemple), mais n’oubliez pas que vous n’avez qu’une chance !

Ok, la victime initiale a le temps de prendre la fuite… Ou peut éventuellement vous venir en aide afin de maîtriser l’agresseur, mais ce qu’il faut retenir dans tout cela, c’est que si vous loupez votre coup, vous allez restez sur le carreau. Et l’autre personne, par la même occasion.

« Tiens, tu veux quoi, son portefeuille ? Tiens prend le !»

Si vous pouvez, essayez de désamorcer la situation calmement. Donnez ce que vous avez. Si vous ne pouvez pas ou que ce n’est pas l’intention première de l’agresseur, il n’y a pas d’autres choix que d’agir intelligemment.

Exemple commun pour tout le monde. Attrapez, « mordez », appuyez FORT ! Si jamais la situation vous échappe, que l’agresseur transpire, qu’il pleuve, neige ou autre, vous attrapez le vêtement mais en aucun cas vous lâchez ce qui traine ! Et si vous lâchez, cramponnez-vous à autre chose ! Les cheveux, par exemple…

Pour résumé, soit vous faites la version *saisie du bras armé, coup de tête au visage, coup de genou au génital – ce qui semble facile au dojo mais qui n’est pas forcément évident dehors, dans la rue… Ou bien, vous faîtes appel à votre côté animal et vous utilisez la technique la plus réflexive qu’il soit – bien dégueulasse, je vous l’accorde – mais qui reste une technique de survie extrême et qui consiste à saisir le bras armé de l’agresseur et MORDEZ-LE ! (au sens propre)

Dans ce cas-là, il y a de fortes possibilités que l’agresseur lâche le couteau, c’est le moment ou jamais de le « fracasser » ! Après tout cela, et si vous le pouvez en prenant la fuite, pensez à récupérer la lame sans vous blesser, vous ou bien la tierce personne…

About The Author

Alexandre Acariès

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense".Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier.Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13.Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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