Faut-il pratiquer les combats avec ou sans protections ?

Dans cette vidéo, je vais vous expliquer les avantages et les inconvénients de la pratique avec et sans protections, lors des entraînements.

« Oui mais dans la rue, tu n’as pas de protections ! »

Durant nos entraînements, il est possible de travailler avec des protections (gants, coquilles, protèges tibias, etc…), au même titre qu’il est évident que vous n’avez aucune protection quand vous sortez de chez vous.

Il est vrai que nous pouvons travailler mains nues, sans protection mais cela voudrait dire que vous ne pourrez pas toucher votre partenaire, ou bien, vous allez le blesser. ce qui serait très stupide.

Sauf, consentement mutuel de la part des partenaires, vous pouvez vous dire « aller, on se fait un combat free-fight, mains nues, sans protection, on se donne des coups, et tu n’as plus qu’à serrer les dents si je t’en mets une dans la mâchoire », mais niveau intégrité physique, ce n’est le top, et cela en vaut-il la peine ?

Ou bien, nous réfléchissons un peu plus sérieusement et on se dit : « j’ai des gants oui mais c’est juste au cas où ». Certes, il faut bien comprendre que dans la rue, vous n’aurez aucune protection, mais lors d’entraînements, vous n’êtes pas là pour vous blesser et vous faire du mal, c’est donc un « confort » !

Encaisser des coups… mesurés et contrôlés

Par contre, ce qu’il y a d’intéressant avec le port de gants durant les entraînements, et qu’il me semble nécessaire afin de mieux comprendre, c’est que vous allez prendre des coups !

Des coups oui, mais des coups mesurés et contrôlés, parce que des coups à mains nues, vous allez surtout vous faire mal aux doigts et vous risquez de faire réellement des dégâts sur le visage du partenaire d’en face. Alors qu’avec l’utilisation et le port des gants, il y a moins de probabilités que vous vous blessiez. De plus, votre partenaire « de jeu » qui va encaisser le coup va certainement se dire « heureusement que tu as les gants » !

Serrez bien vos poings

Dans le même registre, petite référence à nos collègues boxeurs.

Ils portent des gants de boxe, oui, mais bien que « puncheurs » avérés, le problème c’est qu’il peut arriver qu’ils ne serrent pas bien leurs poings. C’est pour cela qu’il ne faut pas confondre le combat dit « sportif » avec les combats de self-défense. Si vous n’êtes pas habitué à serrer bien vos poings, vous allez littéralement vous briser les doigts !

Donc, le fait de porter des bandes avec les gants de boxe par-dessus et où vos poings sont à moitié serrés, pour la boxe, il n’y a pas de problème, mais dans la rue, sur une surface dur tel qu’un crane humain, vous risquez de vous casser les doigts…donc pour éviter cela, serrer bien vos poings lors de vos entrainements sans protections.

About The Author

Tutos Self défense

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense". Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier. Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13. Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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