exécuter la bonne technique au bon moment en self-défense

La BONNE TECHNIQUE au BON MOMENT en SELF DÉFENSE

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Les disciplines d’autodéfense enseignent un nombre plus ou moins élevé de techniques (variable selon les styles et les clubs), afin de couvrir un maximum de situations.

Sans doute en raison de l’influence des arts martiaux et de l’imaginaire y étant associé, beaucoup de personnes ont tendance à penser que la technique est ce qu’il y a de plus important dans l’enseignement et que plus nous atteindrons la perfection dans son exécution, plus nous serons efficace.

Erreur ! L’issue d’un conflit n’est que très exceptionnellement déterminée par la maîtrise des techniques ; les facteurs décisifs sont plutôt l’assimilation de concepts plus généraux et SURTOUT la capacité de l’individu à analyser la situation et agir en conséquence.

La technique VS les concepts

Nous avions décortiqué dans un précédent article pourquoi les concepts sont plus importants que les techniques en self-défense, aussi ne nous attarderons pas bien longtemps sur la question.

Pour rappel, lorsqu’on parle de techniques de self-défense, nous faisons référence à une gestuelle précise, exécutée pour riposter face à une attaque, riposte que nous travaillons au club dans le cadre d’un scénario pré-établi avec deux partenaires d’entraînement ou plus.

Les techniques en self-défense se veulent le plus simple possible, epurées d’un maximum de fioritures. L’idée étant de pouvoir assimiler ces techniques le plus rapidement et le plus efficacement possible. Les mouvements complexes qui, sous stress, pourraient vraisemblablement ne jamais ressortir, sont donc bannis.

Le travail technique en self-défense est donc à l’opposé de celui que l’on peut rencontrer dans les arts martiaux par exemple, où des techniques relativement complexes sont travaillées.

Ces techniques martiales sont un excellent entraînement pour le corps et l’esprit, mais sont irréalistes du point de vue opérationnel.

Cela dit, aussi épurées que puissent être les techniques de self-défense, il convient de focaliser son attention sur les concepts qui sous-tendent ces techniques, car plus encore que les techniques ce sont les concepts qui auront le plus de chance de sortir sous stress (étant donné que ce sont la forme la plus instinctive possible des techniques).

Par exemple, lorsqu’un adversaire arme un crochet, plutôt que de réfléchir à l’enchaînement technique correspondant à la riposte type en Krav Maga, il est préférable de se demander comment se protéger efficacement et le plus rapidement possible, avec un cover par exemple.

Le but est d’agir avec un minimum de réflexion possible.

Une fois que les concepts sont pleinement assimilés, il devient beaucoup plus facile et naturel d’assimiler les techniques, qui sont un peu plus évoluées.

Cela dit il est des situations où placer une technique peut être risqué, trop pour que le jeu en vaille la chandelle (comme dans le cadre d’une saisie avec couteau sous la gorge).

Attendre que la situation évolue

Dans une telle situation, qui correspond en pratique à une prise d’otage, il serait suicidaire de tenter une sortie d’entrée de jeu. À la moindre opposition, le preneur d’otage n’aurait qu’à vous trancher la gorge

Cette situation n’est qu’un exemple pour vous illustrer une réalité tout autre : Il arrive que, selon la situation, il soit préférable de ne pas agir plutôt que de tenter quelque chose !

Le genre de situations où le risque de mourir est supérieur à la chance de survivre en cas de tentative de riposte, pour résumer.

Dans le cadre d’une prise d’otage pour reprendre cet exemple, l’individu armé ne veut pas en sommairement finir avec vous. Son attention est focalisée sur plusieurs éléments : Vous, l’otage, mais également sur les autres individus aux alentours et les points de fuite.

Dans une telle situation, savoir se gérer et rester lucide ferait toute la différence, car la situation est appelée à évoluer à tout moment. En effet le preneur d’otage et sa prise ne restent pas immobiles ad vitam aeternam, le duo bouge et le preneur d’otage peut faire des gestes de la main en direction d’autres individus pour illustrer ses intentions, dans l’idéal avec son bras armé.

prise d'otage statique
Le preneur d’otage n’est pas venu prendre la pose pour BFM TV, la situation n’est pas statique et finira par évoluer. À vous de savoir évaluer les risques si vous vous décidez à intervenir…

Saisir la bonne opportunité pour agir

C’est à ce moment précis qu’il faut être en mesure d’évaluer la situation, et repérer si l’évolution de cette dernière est favorable ou pas à une intervention (ce qui est extrêmement difficile pour un otage sous l’emprise totale du stress).

Si le preneur d’otage libère son bras, encore faut-il savoir s’il s’agit de son bras armé ou non !

S’il ne s’agit pas de son bras armé, la menace du couteau sur votre gorge est toujours aussi présente.
A-t-il libéré son bras pour raffermir sa prise, ou bien était-ce que faire un signe de la main à un autre individu ? Dans le premier cas, tenter un désarmement peut vous être fatal, alors que dans le second cas l’occasion est peut-être propice car l’attention de l’agresseur est focalisée ailleurs que sur vous.

Si, dans un autre cas de figure, il libère l’espace d’une seconde la pression, aventurant son bras armé quelques centimètres devant vous, c’est le bon moment pour agir !

menace couteau contre gorge avec désarmement

Nous revenons donc au concept phare de la self-défense, savoir placer « la bonne technique » au « bon moment » :

  • La bonne technique, celle qui vous permettra de vous sortir d’une situation périlleuse en un minimum de temps, avec un minimum de risques et avec un maximum d’efficacité.
  • Au bon moment, c’est-à-dire à l’instant précis où la situation est suffisamment favorable pour vous permettre d’exécuter « la bonne technique » sans y laisser votre peau.
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Mieux comprendre le stress: https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=stress_pm

Quelques exemples de bons réflexes d’autodéfense https://www.capital.fr/economie-politique/autodefense-les-bons-reflexes-en-cas-de-vol-ou-d-agression-1171754

About The Author

Tutos Self défense

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense". Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier. Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13. Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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