arme de self-défense de type shocker électrique

Quelle arme de self défense faut-il choisir ?

Depuis les années 2000, le nombre d’agressions est croissant et le sentiment d’insécurité est présent en France. Idem pour les cambriolages, également en hausse sur cette même période. Que ce soit particuliers ou commerçants, le problème est identique. Cette situation a démocratisé l’accès aux armes d’autodéfense, mais qu’est-ce qui est vraiment autorisé par la loi et comment bien la choisir ?

Ce que dit la loi au sujet des armes de self défense

En septembre 2013, le gouvernement a décidé de réglementer l’usage des armes d’auto-défense et de définir 4 catégories de dangerosité potentielle : A, B, C et D. Pour simplifier au maximum, dites-vous que seuls les armes de catégories D sont autorisées en acquisition et détention pour les personnes majeures, mais sous certaines conditions.

À noter que depuis le 1er décembre 2014, la bombe lacrymogène (spray au poivre, par exemple) n’est plus autorisée et le port de cet objet est puni par la loi, bien que toléré pour les très petits dosages.

Sachez également que, même si l’achat est autorisé en armurerie, le port et le transport sans motif légitime (professionnel, club de tir ou motif de défense) est interdit. Selon la situation, les autorités pourront juger que la détention d’arme de self défense n’est pas légitime et confisquera celle-ci : une femme seule rentrant du travail à 3 h du matin est justifiée tandis qu’une personne contrôlée lors d’une manifestation ou dans un lieu fréquenté en pleine journée, ne l’est pas !

stand de tir

Comment choisir une arme de dissuasion ?

Comme les agressions peuvent se produire à n’importe quel moment, le choix de l’arme de défense est important et doit être adapté à la réglementation. L’idée est de trouver l’arme qui vous correspond le mieux, tant en terme de facilité d’utilisation, qu’en terme d’impact dissuasif. N’oubliez pas que si vous êtes attaqué et que vous vous défendez, il est nécessaire de réagir de manière adaptée à l’agression. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire cet article où est traité le cas de légitime défense.

Les armes de défense, aussi appelées anti-agression, regroupent l’ensemble des armes non-létales permettant de faire face à l’attaque extérieur d’un individu malintentionné ou d’un animal. Voici quelques exemples :

  • Bombes lacrymogènes,
  • Pistolet à blanc,
  • Matraque électrique ou télescopique,
  • Armes à air comprimé (généralement des balles en caoutchouc d’une puissance inférieur à 20 joules et d’un petit calibre),
  • Armes de poing (tels que le poing américain, bien qu’interdit en France),
  • Armes à impulsion électrique (shocker électrique principalement).

Les aérosols de défense

Très apprécié, ce type d’arme d’autodéfense est assez répandu, car très efficace. L’idée est de libérer un gaz lacrymogène qui immobilise la cible pendant une courte durée. Ainsi, vous avez le temps de prendre la fuite ou d’appeler la police. Attention à ne pas retourner l’aérosol contre vous s’il est utilisé face au vent. Au niveau législatif, n’oubliez pas qu’ils ne sont théoriquement pas autorisés.

Les shockers électriques

shocker électrique

Souvent comparés au taser, les shockers électriques fonctionnent de la même façon, puisqu’ils neutralisent l’agresseur par la stimulation et la contraction des muscles via un courant électrique. Celui-ci se trouve comme « paralysé ».

Discret et très efficace, le shocker est totalement sans danger pour l’utilisateur et peut être dissimulé très facilement, car il prend la forme d’un objet du quotidien (téléphone, lampe torche…). Une surprise de taille pour celui qui vous veut du mal.

Les pistolets d’alarme

Idéal pour repousser des cambrioleurs, de faux tirs et une détonation plus vrais que nature, sont efficaces. Selon les modèles, il est même possible de produire l’effet d’une flamme grâce à des cartouches spéciales ou de tirer sur votre agresseur avec des munitions incapacitantes (avec CS ou poivre, notamment).

Attention toutefois, même si elles ne présentent aucun danger, ni pour vous, ni pour votre/vos agresseurs, sachez qu’en cas d’agression dans la rue, rien ne vous dit que les personnes face à vous ne sont pas armées. Elles cachent peut-être un fusil, des couteaux ou une arme à feu/revolver…

La meilleure arme de self défense en cas d’agression

Premier conseil : la meilleure arme de défense dans la rue n’est autre que votre comportement. Si vous évitez les lieux à risque, les déplacements aux mauvaises heures ou en pleine nuit, que vous respectez quelques consignes de sécurité simples (comme ne pas porter d’accessoires et de bijoux hors de prix, ne pas ouvrir son portefeuille en pleine rue avec de l’argent à l’intérieur ou de garder votre smartphone dans votre poche), vous réduisez drastiquement le risque.

Deuxième conseil : ne répondez pas aux provocations et demandez-vous « est-ce que votre santé physique, le contenu de votre sac ou votre smartphone valent vraiment la peine de prendre ce risque ? ».

Troisième conseil, très important : apprenez à vous défendre grâce à des techniques de self-défense. Pourquoi ? Tout simplement parce que vos agresseurs n’hésitent pas à pénétrer dans votre zone de confort et à être « front contre front » avec vous. Du coup, vos armes de self défense risquent d’être inutiles.

Nous restons à votre écoute si vous avez besoin de renseignements complémentaires à ce sujet, ou pour bénéficier des meilleurs conseils d’un professionnel de la self-défense !

Pour en savoir plus sur les articles de loi : LegiFrance

About The Author

Tutos Self défense

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense". Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier. Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13. Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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