l'amour comme arme en self-défense

Pourquoi l’AMOUR est la MEILLEURE ARME de SELF DÉFENSE

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L’instinct s’est endormi sous l’effet de la civilisation, entendons par là que nous ne sommes plus à l’affût du danger en permanence, notre survie n’étant plus menacée au quotidien. C’est une bonne chose pour la vie de tous les jours, mais cela a eu un effet pervers : Nous ne sommes plus capable de réagir efficacement face au danger qui, s’il est bien moins présent dans nos vie modernes, n’a pas pour autant disparu.

Nous sommes donc moins armés pour y faire face que nous ne l’étions jadis et, pire, nous pouvons être paralysé face au danger, tout inhibés que nous sommes désormais.

Certaines personnes vont jusqu’à penser qu’être aux aguets dans la rue, c’est être paranoïaque. C’est dire si la civilisation nous a déconnecté de la réalité !

Ces personnes sont généralement pleines de bons sentiments : Amour, paix, générosité, etc…

Et si elles détenaient, malgré elles, une partie de la solution…?

Tous égaux, tous violents ?

Nous apprenons de tout petits tout un ensemble de règles de bonne conduite, nécessaires à la vie en société. Quoi que l’on puisse en dire sur le manque d’éducation de certaines personnes de nos jours, nous sommes en grande majorité tous respectueux de l’intégrité physique des gens qui nous entourent.

Il ne nous viendrait en effet pas à l’esprit de racketter des gens dans la rue ou encore de les tabasser sur un coup de tête ou en raison de leur non-appartenance à notre « communauté », notre groupe social. C’est ce qu’on appelle l’inhibition, c’est-à-dire que nos pulsions primaires ne se manifestent plus comme elles auraient pu le faire à l’époque des hommes préhistoriques, qui devaient défendre leurs territoires contre toutes sortes d’agressions.
L’envie de céder à la violence est toujours présent, mais nous ne nous soumettons plus à cet appel (en général).

Ces pulsions n’ont plus lieu d’être, elles sont devenues obsolètes avec la vie en communauté et sont devenues dangereuses pour la cohésion du tissu social. Les individus qui manifestaient ces instincts primaires ont été mis au ban de la société, c’est pourquoi ces traits se sont de moins en moins manifestés avec le temps.

Toujours est-il que certaines personnes n’ont pas particulièrement évolué et que, du fait de graves carences éducatives ou de mauvaises fréquentations, une forme d’agressivité exacerbée refait surface chez certains individus.

Tout le monde ne possède donc pas cette inhibition vis-à-vis de la violence, et le constat est que ce sont les individus les plus soumis à leurs bas instincts qui se retrouvent en position de force, face à la majorité des gens qui, eux, ne sont pas habitués à la violence (et encore moins à y répondre) , qu’elle soit physique ou même verbale.

Là réside tout le paradoxe, car cette même évolution qui était censé améliorer notre condition fait de nous de potentielles victimes !

Il arrive pourtant que tout ces verrous sautent violemment et qu’une personne en apparence inoffensive se transforme soudainement en une bête sauvage prête à tous les extrêmes.

Tous les moyens deviennent bon pour annihiler la menace : Coups bas, griffures, morsures, … Le concept d’inhibition est balayé, le recours à la violence redevient naturel. Comme si quelque chose de profondément enfoui refaisait surface.

Par quel mécanisme mystérieux une personne parvient à passer de l’état de victime prête à littéralement se laisser mourir, à celui d’animal assoiffé de sang ? La réponse est toute simple : L’amour.

Détruire un agresseur grâce à l’amour (ou comment un Bisounours peut devenir une machine à tuer)

C’est une évidence quand on prends le temps d’y réfléchir, mais dire tout de go que l’amour est la meilleure arme de self-défense aurait pu être interprété de façon fort peu virile sans avoir posé le contexte au préalable !

L’amour est pourtant bien un levier extrêmement puissant pour se sortir d’une situation d’agression. Concrètement, l’amour c’est :

  • L’amour des autres : La volonté de protéger un être cher, comme un enfant, transcende en général notre propre volonté de survivre. Nous sommes prêt à tous les sacrifices pour protéger un enfant d’un danger de mort, c’est un fait !

    Prenez une mère de famille dans un cours de défense et proposez-lui de s’imaginer planter ses pouces dans les globes oculaires d’un agresseur, pour se défendre dans le cadre d’une agression sexuelle. Il y a fort à parier que cette dernière manifeste un dégoût certains à l’évocation de cette image ! Crever des yeux, ce n’est en effet pas anodin.

    Proposez-lui maintenant de décrire sa réaction face à un pédophile qui voudrait embarquer de force sa jeune fille de 6 ans, et vous obtiendrez sans doute un tout autre discours ! Les « beurk » s’évaporeront sans doute comme par magie, et arracher les testicules de l’individu à main nue deviendra une formalité (voire une idée plaisante).
  • L’amour de soi : Pour avoir la volonté de se défendre en cas d’agression, encore faut-il avoir un minimum de respect pour sa personne. Si l’on se considère comme valant moins que rien, que notre vie n’a pas de valeur ou que « ce n’est qu’un corps », que ce n’est pas à nous de répondre à la violence mais à la justice, que la violence ne résoudra rien… Les chances sont grandes pour que la victime reste ce qu’elle est : Une victime. La situation ne risque pas d’évoluer favorablement si l’on n’a pas la volonté de se protéger en premier lieu, et l’agresseur pourra s’en donner à cœur joie sur votre compte.

    Une personne qui « s’aime » (entendez par là non pas une personne narcissique, mais une personne qui estime légitimement que personne n’a le droit de lever la main sur elle), c’est une personne qui ne va pas se laisser faire. Mécaniquement, les inhibitions sociales auront moins de prises sur une telle personne qui aura plus de facilité pour « lâcher la bête ».

La self-défense se passe dans la tête avant de passer par les poings. C’est être conscient du danger en priorité, bien entendu, mais c’est aussi une façon de réagir face au danger. Adapter son comportement en fonction des situations, improviser et s’adapter, telle est la base de la discipline.

Pour que tout cela fonctionne, encore faut-il une motivation. Tel est le rôle de l’amour : Nous motiver suffisamment pour lâcher prise face aux inhibitions.

L’amour des autres, l’amour de soi, l’amour de la vie… Sont tout simplement les meilleurs moteurs qui soient en self-défense, d’un point de vue psychologique.

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About The Author

Tutos Self défense

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense". Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier. Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13. Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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