7 façons de désarmer un agresseur muni d'un couteau

7 façons de DÉSARMER un AGRESSEUR muni d’un COUTEAU [Self défense]

Les désarmements sont des techniques de dernier recours, extrêmement délicates à placer.

Nous ne le répéterons jamais assez : Que ce soit dans le cadre d’une agression au couteau ou toute autre agression de manière générale, votre vie est plus précieuse que des biens matériels, aussi coopérez autant que faire se peut.

Si la situation a dégénéré ou que les circonstances l’imposent, et que vous n’avez plus d’autres choix que de tenter de maîtriser l’agresseur, il existe quelques pistes à explorer pour faire lâcher prise à l’individu.

Vu qu’il n’existe pas UNE technique adaptée à toutes les situations, voici plusieurs méthodes à pratiquer à l’entraînement.

Désarmer un agresseur muni d’un couteau : Les pistes possibles

Avant d’énumérer les principales méthodes de désarmements contre couteau pratiquées en self-défense, il convient de rappeler les bases :

  • On part du principe que vous avez réussi à agripper le bras armé de l’agresseur. Le premier réflexe de ce dernier sera de vouloir se dégager de la saisie, aussi devrez-vous pousser en continue l’agresseur vers l’arrière, tout en maintenant son bras armé le plus loin possible de vous, si possible en le plaquant contre la poitrine de l’individu pour limiter ses mouvements.
    Mitraillez-le ensuite de coups, en haut et en bas.
  • Si la situation vous échappe, lâchez le bras et ne restez pas au contact.
    N’oubliez pas que tenir le bras armé d’un agresseur est particulièrement difficile si vous ne le calez pas contre une surface (la poitrine par exemple), car l’agresseur va se débattre.
  • Si le couteau a été désarmé et est tombé au sol, n’envoyez surtout pas l’agresseur en direction de l’arme. Il pourrait la récupérer et revenir sur vous plus déterminé et plus alerte.
  • On utilise un couteau en plastique à l’entraînement. Ces derniers étant par ailleurs peu rigide, cela peut fausser la perception que vous aurez de l’exercice (pas de stress, lame molle).
    N’oubliez pas que le travail de visualisation est primordial…

Désarmement naturel

C’est tout simplement la conséquence logique d’une douleur trop intense pour l’agresseur, qui va perdre en concentration et lâcher naturellement prise sur son arme. Pour peu que son bras soit un peu ballotté, le désarmement se fera tout seul. La douleur est une bonne alliée dans ce genre de situation, notamment en cas de coup dans les parties génitales qui provoque une très vive douleur.

Le piège ici est de ne pas faire attention au fait que vous ayez désarmé l’agresseur, dans le feu de l’action, et de perdre de vue le couteau qui sera tombé au sol (et donc potentiellement, repousser l’agresseur en direction de l’arme).

désarmement naturel d'un couteau

Désarmement sur la cuisse

C’est un désarmement bien connu en self-défense : Par un mouvement d’aller-retour sur la cuisse (un coup sur le devant de la cuisse, un coup sur l’arrière, et ainsi de suite autant de fois qu’il le faut, par un mouvement sec), la lame va partir dans un sens et opposer une résistance contraire au niveau de la garde, ce qui va faire lâcher prise à l’agresseur.

L’avantage de ce désarmement est qu’en plus de se servir de la cuisse comme d’une surface dure contre laquelle percuter la lame pour désarmer, cette dernière va trancher la cuisse ce qui va provoquer une douleur et avec de la chance incapaciter l’agresseur.

désarmer un agresseur muni d'un couteau par un mouvement d'aller-retour sur une cuisse

Désarmement en perforation (cuisse)

Dans la même veine que précédemment, le désarmement consistera à percuter la cuisse non plus d’avant en arrière mais en « poinçonnant » la cuisse de sorte à faire lâcher prise l’agresseur par la douleur.

désarmer un agresseur muni d'un couteau en perforer la cuisse

Désarmement génital

Très explicite, ce désarmement consiste à percuter les parties génitales avec la main armée, pour les résultats que l’on connaît.

désarmer un agresseur muni d'un couteau en percutant les parties génitales

Désarmement sur la poitrine

Les désarmements requièrent un peu d’amplitude pour manipuler le bras armé et l’amener à l’endroit souhaité, par exemple contre la cuisse. Si l’agresseur oppose une trop grande résistance, il peut être utile de ne pas insister et préférer percuter le couteau contre la poitrine, qui est à portée.

désarmer un agresseur muni d'un couteau en percutant la poitrine

Désarmement contre la gorge

C’est un désarmement de type militaire. Plutôt que de désarmer contre la poitrine et si la position du bras le permet sans que trop de résistance vous soit opposée, vous pouvez aussi opter pour un désarmement contre la gorge.

Si l’agresseur a la présence d’esprit de lâcher le couteau à temps il n’aura qu’une coupure superficielle dans le cas où la lame serait pressée contre lui. Mission accomplie. Sinon…

désarmer un agresseur muni d'un couteau contre une gorge

Désarmement contre le visage

Dans le même état d’esprit, si le bras armé est relativement haut, frapper la main armé contre le visage peut être un choix judicieux, tout particulièrement au niveau de l’arrête nasale qui est très sensible. Contrairement à un désarmement contre la gorge où l’agresseur peut ne pas se rendre compte de la trajectoire qu’emprunte la lame, un désarmement contre le visage a l’avantage d’être très explicite visuellement parlant, et le premier réflexe qui devrait venir à l’esprit de l’agresseur serait de lâcher le couteau rapidement avant de se faire taillader le visage.

désarmer un agresseur muni d'un couteau contre un visage
About The Author

Tutos Self défense

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense". Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier. Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13. Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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