Les 6 POINTS CLÉS de la LÉGITIME DÉFENSE [Article 122-5 du code pénal]

Dans cette vidéo extraite de la formation en ligne « Études Martiales : La méthode accélérée pour devenir un pratiquant tout terrain sans illusions ni fioritures », découvrez les 6 points clés à retenir concernant la loi sur la LÉGITIME DÉFENSE (Article 122-5 du Code Pénal). Décryptons ensemble les 3 points clés de l’atteinte et les 3 points clés de la riposte !

Qu’est-ce que la Légitime Défense, selon la Loi Française ?

Est-ce que vous êtes tous au courant qu’il y a une Loi Française qui s’appelle « La Légitime Défense » ? Savez-vous ce qu’elle dit ? Connaissez-vous son contenu et son sens ?

Généralement les gens se disent que « c’est proportionnel à l’attaque », on l’entend un peu partout, que ce soit dans les films ou simplement à la télé… mais vous devez savoir qu’il n’y a pas que cela. Il vous faut aussi comprendre ce que cela veut dire : ce n’est pas parce que quelqu’un vous met un coup de poing que vous êtes obligé de riposter de la même façon…

Actuelle, réelle et injuste

En Légitime Défense, l’agression doit être actuelle, réelle et injuste.

  • Réelle : cela veut dire que la menace ne suffit pas : si quelqu’un vous insulte et si vous ripostez physiquement, vis-à-vis de la Loi, vous n’avez pas le droit. (A ne pas confondre avec la self-défense de survie, où là vous faîtes ce que vous avez à faire pour vous protéger)
  • Actuelle : c’est-à-dire que l’agression doit être sur le moment
  • Injuste : cela veut dire que ce doit être contraire aux droits, c’est-à-dire que si quelqu’un vous pousse ou vous met une gifle, c’est contraire aux droits car personne n’a le droit de vous toucher : cela s’appelle une atteinte injustifiée.

Donc tout cela, c’est par rapport à l’agression. Maintenant, nous allons voir par rapport à la riposte.

Nécessaire, proportionnelle et simultanée

C’est cela la Légitime Défense !

  • Nécessaire : cela signifie que vous n’avez pas la possibilité de prendre la fuite.

Prenons un exemple. Un homme à l’allure un peu louche vous insulte depuis de longues minutes… jusqu’au moment où vous vous dites « stop, je « pète » un câble et je vais riposter » et dans votre « élan », vous lui cassez la mâchoire, un bras, vous lui crevez un œil ou autre, et au final, l’homme porte plainte.

Qu’est-ce que l’on va analyser ? Est-ce que la riposte était nécessaire ?

Vous allez certainement répondre que oui, parce que cela faisait un bon moment qu’il vous insultait et que « vous ne pouviez pas faire autrement » Erreur ! «Vous aviez une sortie ici ou là, vous auriez dû prendre la fuite », voilà ce que l’on va vous reprocher !

Par contre, vous êtes dans un ascenseur, une personne vous bloque la sortie délibérément, vous êtes obligé d’intervenir pour vous sortir de cette situation, et dans ce cas-là, ce sera plus en votre faveur, mais vous devez intervenir que si cela est nécessaire !

  • Proportionnelle : Je schématise pour que vous compreniez. Si on vous saisit le poignet, ne lui cassez pas un bras. Cela signifie qu’il faut que la riposte soit à peu près proportionnelle, mais cela ne veut pas dire que si quelqu’un vous met une gifle, vous devez lui rendre obligatoirement une gifle ! Non, ce n’est pas cela; Dans l’idée, il faut que votre riposte engendre le même « dégât », la même atteinte que celle que l’on vous a infligé. Il faut que ce soit équivalent.
  • Simultanée : simultané, cela veut dire quoi ? Attention, nous parlons là de riposte vis-à-vis de la Loi ! Nous pouvons évidemment critiquer ou en discuter, mais il faut bien comprendre que l’on se base ici, par rapport à l’Article 122-5 du Code Pénal. Prenons un exemple : un individu vous lance un crochet, donc, vous vous défendez et en même temps, vous frappez : dans ce cas précis, nous dirons que c’est dans « dans les clous de la Loi », c’est-à-dire que c’est simultané.

Maintenant, autre exemple : quelqu’un vous frappe, vous prenez un coup, ce qui vous éloigne de votre agresseur, et peut-être par orgueil, vous revenez vers lui et vous lui sautez dessus en lui assénant des coups. Cela ne va pas lui faire du bien,certes,  mais dans ce cas précis, nous parlerons alors de vengeance.

Or, vis-à-vis de la Loi, on va vous dire que l’agression s’est arrêtée à la seconde où vous êtes sorti du « périmètre ». Voilà pourquoi cela se joue à la seconde ! Après, il y a des Hommes de Loi qui sont plus ou moins cléments vis-à-vis de cela, mais il ne faut pas ignorer que la Loi est très stricte.

Donc, et toujours vis-à-vis de la Loi, l’agression est finie, vous êtes censés vous enfuir, mais comme cela vous a mis de mauvais poil, vous avez envie de revenir… Ce qui légitimement semble compréhensible, sauf que ce n’est pas la bonne réaction à avoir dans ce genre de situation, parce que l’on va vous reprocher de vous être vengé ! C’est encore pire si le lendemain, vous le suivez à la sortie du travail, que vous avez une batte de baseball et que vous lui brisez les jambes…

« Nul n’est censé ignorer la Loi »

« Nul n’est censé ignorer la Loi » : qu’est-ce que cela signifie ? Dans les faits, ce serait trop facile de dire « oui mais moi je n’étais pas au courant de cela » ou « je ne me lève pas tous les matins pour regarder chaque loi qui est mise à jour » sauf que, « nul n’est censé ignorer la Loi », cela veut dire que si vous ne connaissez pas un minimum le(s) texte(s), c’est à vous de vous renseigner !

About The Author

Alexandre Acariès

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense".Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier.Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13.Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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