3 défenses contre un coup de pied en low kick

3 DÉFENSES contre un COUP DE PIED en LOW KICK [Self défense]

Le low kick est un coup de pied circulaire donné au niveau de la cuisse ou de la rotule. Il peut être effectué de plusieurs manières : en « fouetté » (percussion sèche avec retour rapide), en « traversant » (on ne cherche pas à percuter mais à traverser la jambe en force, comme si l’on voulait emporter les deux jambes dans la frappe), ou encore en « tranchant » (on cherche à « découper » la cuisse en exerçant une pression du tibia contre la cuisse vers un angle descendant, en direction du sol et en diagonale).

Chaque méthode d’exécution a son intérêt. Dans tous les cas, il s’agit d’un coup de pied très efficace qui peut donner un net avantage à l’attaquant si le coup est porté.

Vu que c’est un coup de pied qui est généralement exécuté par des individus ayant une expérience du combat, il faut être extrêmement méfiant vis-à-vis de l’agresseur et savoir analyser si l’affrontement est la meilleure option.

Dans le pire des cas, si vous n’avez pas de choix… Voici quelques pistes à pratiquer pour contrer cette technique.

Défense par l’esquive

La première défense, et de loin la plus efficace, consiste tout simplement à esquiver le low kick, par un mouvement de retrait arrière.

Plus facile à dire qu’à faire ! Le low kick est un coup de pied assez rapide, il faut donc avoir un très bon coup d’oeil pour anticiper ce coup.

Il s’agit néanmoins de la meilleure option si vous êtes assez affûté, car il est préférable de ne pas avoir à encaisser un tel impact, qui risque fortement de vous tétaniser la jambe.
De manière générale, l’esquive est d’ailleurs systématiquement la meilleure option.

En général, il faut être à une certaine distance pour voir venir ce coup et avoir le temps d’esquiver. À très courte distance, cela pour ainsi dire impossible et il vaut mieux peut-être mieux au contraire casser la distance en rentrant sur l’agresseur (avec une percussion !), pour que le coup ait moins d’amplitude et donc de puissance.

Après l’esquive en arrière, il est indispensable d’enchaîner sur une technique, de préférence en « rebondissant » par un coup à la rotule ou dans le creux poplité afin d’endommager le membre, avec lequel l’agresseur semble à l’aise.

esquive d'un low kick

Défense par l’attaque

La seconde défense est très simple et bourrine : Dès que l’agresseur bouge, vous attaquez.

Ainsi, peu importe la nature du mouvement, vous cassez l’attaque par une attaque (principe du Sen no Sen en Karaté).

Cela nécessite aussi un bon coup d’oeil, mais suppose également que le combat soit déjà engagé.

En effet si vous n’êtes pas clairement dans une situation d’agression, les mouvements du potentiel agresseur peuvent être ambiguë.

Pour se représenter cela, imaginez un individu bourru qui s’avance vers vous l’air apparemment menaçant, tends vers vous le téléphone que vous avez fait tombé quelques mètres avant… Mais que vous interpréter mal ce geste et lui défoncez les parties génitales.

Ce n’est pas forcément la meilleure manière de le remercier de son civisme !

Si vous avez le coup d’oeil suffisant pour voir venir le coup, il est préférable d’esquiver, à conditions égales.

coup de pied contre une attaque

Défense en blocage

Enfin, la dernière défense consiste à bloquer le coup et le renvoyer par un mouvement de poussée.

C’est l’option la moins confortable pour vous, car vous allez devoir encaisser un impact très rude.

Pour atténuer le choc, il ne faut donc pas percuter tibia contre tibia, mais essayer d’absorber le coup avec le bas du tibia, avant de le repousser vers l’extérieur.

Quelle que soit la situation, cette défense devra s’exécuter avec votre jambe avant (qui est, quoi qu’il arrive, votre jambe la plus proche du coup et donc la plus rapidement mobilisable).

Enfin, terminez bien entendu par un enchaînement, frappe en bas/frappe en haut notamment.

blocage d'un low kick
About The Author

Tutos Self défense

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense". Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier. Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13. Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

Commentaires