Comment rester VIGILANT dans un LIEU PUBLIC ? [Self défense]

Dans cette vidéo, extraite de la formation en ligne de self défense « Études Martiales : Défenses contre plusieurs agresseurs », découvrez comment rester vigilant dans un lieu public.

Mise en situation

Vous êtes tranquillement installé au beau milieu d’un square ou d’un jardin public, qui fourmille de monde. Vous discutez paisiblement avec un(e) amie(e), quand soudain, vous voyez une personne venir droit vers vous. En général, dans ce genre de situation, les gens se baladent autour de vous, nous sommes d’accord ? De ce fait, dès lors que vous voyez quelqu’un qui s’approche droit sur vous, commencez à vous poser des questions !

Cependant, il est tout à fait possible que vous ne le voyez pas arriver. Il ne faut pas devenir parano, mais il faut rester lucide : les agressions dans le dos, cela existe, et dans ce cas-là, vous n’avez pas d’autres choix que de subir. Nul n’est à l’abri de s’en prendre une !

Exemple. Vous êtes assis sur un banc, en train de discuter, puis vous voyez une personne arriver dans votre direction. Selon la façon dont vous êtes positionné et grâce à la vision périphérique, vous pouvez analyser s’il y a danger, en se basant sur l’allure, la façon de marcher de cet individu. Dans ce cas-là, il se peut que votre instinct reptilien ne se réveille pas.

Petite parenthèse. On pense souvent, à défaut, qu’il faut habiter les petites villes ou villages pour être tranquille, mais c’est une erreur ! Il n’y a qu’à regarder la télé… « Je ne comprends pas, il était gentil, il disait bonjour et il a égorgé sa femme ». Les tueurs en série, ce n’est pas écrit sur leurs fronts !

Maintenant, vous êtes en train de discuter et vous voyez une ombre venir droit vers vous : il est sérieusement temps de vous bouger les fesses et de vous réveiller, parce que cela sent le roussi ! Je ne vous dis pas de lui casser la jambe direct – « excusez-moi, la rue… » et bam, vous lui brisez la jambe en deux, non ! Par contre, là où il y a danger, c’est s’ils sont 2, 3 ou 4 ! Il n’y a pas à discuter, méfiez-vous et partez ! « Allez demander à quelqu’un d’autre, ne me faites pas ch*er ».

Cela peut sembler complètement logique pour certains, mais il s’agit là d’une stratégie, c’est très important ! Quand quelqu’un vient droit vers vous, vous devez de suite vous dire « c’est pour ma pomme, il y a quelque chose, c’est pour moi »

Petite anecdote

Ce qu’il faut faire si ce genre de situation vous arrive, c’est regarder les yeux de votre supposé agresseur. En général, c’est à ce moment que vous avez la connexion des 20 secondes.

Par exemple. Une personne s’approche de vous, un petit chinois avec des lunettes, un appareil photo et une carte dans les mains… Méfiance oui, mais cela ne ressemble pas à un grand danger.

Maintenant, vous avez un homme qui s’approche vers vous, avec une allure plus que douteuse, faites attention ! Vous voyez ? Donc, votre instinct va se réveiller… ou pas.

Votre supposé agresseur se dirige vers vous, le regard noir. Vous le regardez, la connexion se fait, cela y est, vous êtes en mode survie : cela veut dire « prépares-toi, il y a quelque chose qui ne va pas », vous pouvez le lire dans ses yeux.

Petite anecdote. Cela m’est arrivé une fois, je devais avoir 16 ans, c’était il y a 2 ans. – Pourquoi personne ne me croit ? – C’est à cause de la barbe – J’étais déjà ceinture noire de karaté et autre, mais je me suis laissé avoir.

J’étais tranquillement assis en plein Toulouse, – j’habitais à Toulouse avant – je n’avais pas d’écouteurs et, à un moment donné, je vois un homme avec une tête complètement chelou qui vient vers moi. J’aurais pu m’en aller, je l’ai vu arriver en plus, je le regardais… Mais dans ces moments-là, rappelez-vous d’une chose : de quoi a-t-on peur ? de l’inconnu. C’était la première fois que je voyais une vraie tête de c*n venir vers moi ! – Il n’est pas là ? – Ce n’est que de la théorie pour l’instant, mais c’est important de s’en souvenir !

Dans l’ensemble, il avait une bonne tête. Parce que vous vous doutez bien que s’il avait eu une tête à la « Resident Evil », je serais parti depuis un long moment… Mais, malgré tout, il avait une tête de fou. Il était un peu plus grand, et il s’est approché à quelques centimètres de mon visage, mais je me suis retrouvé « hypnotisé » comme un imbécile. « T’as pas une cigarette ? »

Et c’est pour faire face à ce genre de situations que j’apprends à mes élèves à ne pas baisser la tête. « Non… ». Je l’ai regardé, il était très proche, j’aurais pu me prendre un coup de tête, mais quand cela vous arrive la première fois, on peut dire ce que l’on veut « ouais, mais tu aurais dû faire ci… »« t’aurais dû, t’aurais dû… »« oui, t’aurais dû, fais-le et tu verras un jour quand cela va te tomber sur la gueule, tu vas être comme ça ».

Au final, on ne sait pas comment on va réagir et agir. On peut prévoir et anticiper toutes sortes de réactions, mais l’imprévisible ne prévient pas. Cependant, je peux désormais dire à un mec qui vient vers moi « je ne fume pas, dégage » – je plaisante.

About The Author

Alexandre Acariès

Je m’appelle Alexandre Acariès. Je pratique les arts martiaux depuis 1993. J’ai tout d’abord débuté par le Karaté style Shotokan, puis je me suis orienté des années plus tard vers le style Shotokaï de l’école Égami Shigeru. Durant cette période, j’ai participé à plusieurs compétitions sportives et j’ai remporté quelques titres ici et là aussi bien en kata qu’en combat. Par la suite, j’ai commencé l’étude du Goshin Jutsu (self défense Japonaise) où j’ai pu améliorer mes connaissances, plus particulièrement dans le domaine des clés articulaires. Après avoir obtenu mon Diplôme d’Instructeur Fédéral (DIF) de Karaté FFKDA, j’ai fait mes premiers pas d’enseignant dans deux clubs de la région Toulousaine dont un que je dirigeais en totale autonomie. Parallèlement à cela, j’ai commencé l’étude du Krav-Maga dans un club FEKM sur Toulouse. Après avoir validé mon Brevet d’Etat d’Educateur Sportif 1er degré et mon 3ème Dan de Karaté, j’ai du déménager sur La Ciotat, dans le département des Bouches du Rhône. Quelques temps plus tard, j’obtiens le Diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) en Karaté et un Brevet de Moniteur Fédéral FFSCDA 2ème degré en "Contact Défense".Désireux de continuer mon apprentissage en Krav-Maga, j’ai décidé d’aller me former directement sur Paris avec une personne que je considère comme l’un des meilleurs experts de la discipline, Mr Alain Formaggio (6ème Dan, membre de la commission nationale de Krav-Maga FFKDA). J’ai donc redémarré de zéro et j’ai repassé, sur plusieurs années, mes grades un par un, de la jaune à la ceinture noire 3ème degré et j’ai été nommé Instructeur de la Krav-Maga International Federation, dont je suis l’actuel représentant pour le département des Bouches du Rhône. Je me suis également présenté, avec l’accord de Mr Formaggio, à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier.Parallèlement à tout cela, toujours désireux d’en apprendre d’avantage, je décide d’entamer une nouvelle formation avec un autre grand expert, ce coup-ci en Penchak Silat. J’ai donc contacté Mr Franck Ropers (7ème degré de Penchak Silat) et je suis de nouveau retourné plusieurs fois sur Paris pour suivre ma formation et gravir les échelons de grade un à un. Quelques temps plus tard, je reçois des mains de Mr Ropers la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat (spécifiquement axée sur la partie self défense de la discipline) et un diplôme de Professeur de l’Académie Franck Ropers, dons je suis également l’actuel représentant pour le département du 13.Fin 2014, j’entame une nouvelle formation complémentaire en Kyusho Jitsu (art des points de pression) avec l’équipe d’Experts de l’association Kyusho France. Après avoir suivi le cursus de formation, je valide après examen ma ceinture noire 1er Dan de Kyusho Jitsu D.K.I (Dillman Karaté International) À aujourd’hui, je continue mon perfectionnement dans chacune de ces disciplines et je suis régulièrement des stages dans d’autres disciplines de combat pour enrichir mes connaissances. Je m’occupe également, avec le soutien de ma famille, de mon nouveau club installé sur La Ciotat depuis 2012, le Shin Gi Tai Do, qui compte actuellement plus de 160 élèves.

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