Alexandre Acariès

Je m’appelle Alexandre Acariès. J’ai commencé la pratique des arts martiaux à l’âge de 7 ans, c’était dans un club de karaté de la région toulousaine, où je pratiquais à l’époque le karaté Shotokan. A cette époque, je pratiquais également la compétition sportive et j’avais remporté quelques titres ici et là. J’ai également participé à pas mal de stages, à cette époque-là, notamment un grand stage avec l’équipe de France de l’époque et un stage qui m’avait marqué avec Michaël Milon, qui est malheureusement décédé depuis et qui était plusieurs fois Champion du Monde.

Dans ce club-là, de type Shotokan, j’ai passé mes différents grades, de la jaune à la bleue/marron. En 2001, ça été la grosse remise en question, j’en avais marre, cela commençait à me barber, des techniques peut-être un peu trop traditionnelles, un peu trop tournées  vers la compétition sportive et j’ai vraiment voulu arrêter ma pratique, mais ce sont mes parents qui m’ont toujours soutenus dans mon parcours, et qui continuent à l’heure actuelle, qui m’ont poussés à continuer ma pratique et qui m’ont dit « tant que tu n’es pas ceinture noire, tu continueras à aller t’entrainer ». Il n’empêche que par la suite, j’ai arrêté ma pratique dans ce club-là, et un jour, ma mère – qui se baladait dans le petit village où j’habitais à l’époque – a vu sur un abribus, un petit papier qui mentionnait ‘voulez-vous d’un club de karaté dans votre ville ?’, donc on a pris les coordonnées, on a téléphoné et c’était un expert de karaté du style Shotokaï, qui était au bout du fil et qui nous a permis d’installer un club de karaté – qui a été co-fondé avec mon père à l’époque – et qui m’a permis de continuer ma pratique dans un style que je ne connaissais absolument pas, qui était le style Shotokaï. (Je précise que ce n’était pas le Shotokaï que l’on peut connaître à la Fédération Française de Karaté, c’était un style de Shotokaï un petit peu à part, qui se voulait de l’école Egami Shigeru, et non pas Murakami, cette précision est assez importante parce que la pratique n’était pas tout à fait la même).

J’ai donc recommencé ma pratique dans ce nouveau club, dans le style Shotokaï et d’années en années, j’ai continué à passer mes grades – ceinture marron et ainsi de suite – puis j’ai pris petit à petit du galon et mon professeur de l’époque m’avait nommé, rapidement, instructeur adjoint. Je l’assistais donc pendant les cours de Karaté.

En 2002, j’obtiens ma ceinture noire 1er DAN de Karaté, et à côté de cela, dans mon club, je continuais ma pratique et je commence à m’initier au Goshin-Jitsu (self-défense japonaise qui est surtout basée sur les clés articulaires).

En 2003, je participe à la Coupe de France Zone Sud de Katas Shotokaï à Montpellier et j’obtiens la première place. Mais il n’y avait vraiment rien de glorieux à tout cela puisque nous étions uniquement 4 ou 5 et que j’étais le plus gradé.

Quelques temps plus tard, j’obtiens ma 2ème Dan de Karaté, à l’âge de 18 ans, ce qui faisait de moi, à l’époque, le plus jeune 2ème Dan de Karaté de toute la région Midi-Pyrénées.

Parallèlement, je continue toujours à seconder mon professeur durant les cours, et également, en centre-ville de Toulouse, je commence à dispenser petit à petit – en pleine autonomie – des cours de Karaté dans une Maison des Jeunes et de la Culture.

En 2005, premier gros diplôme que je reçois puisque je valide mon diplôme d’Instructeur Fédéral de Karaté, après une formation à l’École des Cadres de Midi-Pyrénées.

Par la suite, je commence à voler de mes propres ailes en ouvrant pour la première fois mon propre club au centre de la région toulousaine, que j’avais baptisée à l’époque le « Bushikan Toulouse » qui regroupait au total, une cinquantaine d’élèves, aussi bien enfants, adolescents ou adultes. Donc tous les mercredis et vendredis, je faisais 1/2h de train allée et 1/2h de train retour pour aller donner bénévolement mes cours au Bushikan Toulouse.

Encore parallèlement à tout cela, en même temps que j’enseignais et que je pratiquais bien sûr dans mon club, j’ai reçu des mains de mon professeur de l’époque, un diplôme de ceinture noire de Goshin-Jitsu et d’Instructeur.

Entre le club où j’assistais mon professeur et le club où je donnais donc les cours moi-même au Bushikan Toulouse, j’arrivais à peu près à une dizaine d’heures par semaine, donc c’était un époque assez chargée, puisqu’à côté de cela, je préparais un BTS Management des Unités Commerciales.

En 2008, mon professeur m’avait encore sollicité pour que je le suive et que je l’assiste durant des formations pour les agents de sécurité ainsi que pour le personnel hospitalier à l’Hôpital Larrey de Toulouse. Mon professeur m’avait également confié la tâche d’organiser des démonstrations lors de forums des associations ou des soirées de bienfaisance.

Fin 2008, après plus d’un an de formation au CREPS de Toulouse, j’obtiens mon Brevet d’État d’Éducateur Sportif 1er Degré. C’est un gros diplôme qui, par exemple, m’a permis d’être rémunéré pour mes cours de Karaté et d’arts martiaux.

Parallèlement à tout ça, je commence l’étude du Krav-Maga dans un club de la région toulousaine, c’était à l’époque un club FEKM « Fédération Européenne de Krav-Maga ».

Début 2009, j’obtiens après examen mon diplôme de ceinture noire 3ème Dan de Karaté – ce qui faisait à l’époque de moi, l’un des plus jeunes 3ème Dan de Karaté de France.

A côté de ma pratique assidue du Krav-Maga plusieurs fois par semaine, je continuais bien sûr à me former en Karaté et en Goshin-Jitsu, et à cette époque, j’ai rejoint un autre expert de Karaté Shotokai – qui lui était grec, j’enchainais donc France / Grèce dès que je le pouvais, dès que j’avais les finances – pour aller m’entrainer en cours particuliers et toujours faire évoluer mon savoir.

Par la suite, j’ai obtenu le DEJEPS « Diplôme d’État de la Jeunesse et de l’Éducation Populaire et du Sport », ce qui me permet concrètement de faire un pas supplémentaire en tant que professionnel dans les arts martiaux.

En 2010, il y a eu un gros tournant dans mon parcours sportif puisque j’ai dû quitter la région toulousaine pour m’installer dans les Bouches-du-Rhône.

A peu près au même moment, j’ai lancé ma propre méthode de Karaté : le Karaté de Rue. Je ne vais pas ici, vous réexpliquer pourquoi j’ai créé cette méthode, mais si vous voulez en savoir plus, je l’ai suffisamment expliqué dans différentes vidéos sur ma chaine YouTube ou dans des articles dans les magazines spécialisés comme Karaté Bushido ou Dragon Magazine.

Quelques temps plus tard, j’ai suivi une formation complémentaire en self-défense, à la Fédération Française des Sports de Contacts et j’ai obtenu un Brevet de Moniteur Fédéral 2ème degré en « Contact Défense ». Concrètement, ce n’est pas un diplôme qui va beaucoup m’aider dans ma carrière mais cela m’a fait plaisir de faire une formation complémentaire et d’en apprendre plus en matière de self-défense.

En janvier 2012, une fois installé dans cette nouvelle région, j’ai créé un nouveau club qui s’appelle le Shin Gi Tai Do La Ciotat et qui compte aujourd’hui plus de 170 élèves répartis dans 4 sections différentes.

A partir de 2012, je décide d’aller faire régulièrement des allers/retours La Ciotat/Paris pour aller me former avec un expert mondialement connu en Krav-Maga, qui s’appelle Alain Formaggio. Au fil des années, j’ai donc passé mes grades un par un devant Alain Formaggio, de la ceinture jaune à la ceinture noire 3ème degré. J’ai également été nommé Instructeur de la Krav-Maga Internationale Fédération, ce qui me permet, à l’heure d’aujourd’hui, d’être l’actuel représentant d’Alain Formaggio pour le département des Bouches-du-Rhône.

Avec l’accord et le soutien d’Alain Formaggio, je me suis présenté à l’examen du 4ème Dan de Krav-Maga FFKDA, que j’ai validé en mai 2013 à Montpellier. Ce qui faisait de moi à l’époque, le plus jeune 4ème Dan de Krav-Maga de France.

Après tout cela, j’ai encore voulu en apprendre davantage car je pense que vous l’aurez remarqué, je suis un passionné voire un obsédé des arts martiaux et j’ai décidé d’entamer un nouveau cursus de formation, cette fois-ci en Penchak Silat. Pour cela, j’ai encore pris l’avion plusieurs fois pour me rendre en cours particuliers avec un des experts du genre : Franck Ropers. Et donc là, rebelote, j’ai recommencé mes grades un à un devant Franck Ropers en cours particuliers, de la jaune à la ceinture noire 1er degré de Penchak Silat. J’ai également aussi obtenu un diplôme de professeur de l’Académie Franck Ropers, ce qui me permet, à l’heure où j’écris ces lignes, d’être l’unique représentant de Franck Ropers, de l’Académie AFR dans le département des Bouches-Du-Rhône.

En août 2013 je reçois la Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports, donc cela fait toujours plaisir d’être récompensé pour son investissement dans le milieu sportif ou associatif, puisque je suis dans le milieu des associations depuis 2001.

2014, pour en apprendre toujours davantage, j’entame un nouveau cursus dans une nouvelle discipline qui s’appelle le Kyusho Jitsu, qui est l’art des points de pression – ou l’art des points vitaux plus communément appelée ainsi. Pour cela, je suis plusieurs modules de formation avec l’équipe d’experts de l’association Kyusho France, ce qui me permettra par la suite de valider mon 1er  et 2ème Dan de Kyusho Jitsu de la DKI « Dillman Karate International ».

A aujourd’hui, je continue toujours à m’occuper de mon club Shin Gi Tai Do La Ciotat, je continue bien sûr à développer ma méthode Karaté de Rue, à côté de cela, je continue de pratiquer le Krav-Maga, le Penchak Silat, le Kyusho Jitsu. A côté de cela, dès que je suis disponible, je ne manque pas une seule occasion d’aller toujours me remettre en question, d’aller apprendre davantage dans les stages d’autres disciplines, comme l’Aïkido avec Léo Tamaki, du Kajukenbo avec la famille Diaz ou avec Angel Garcia, du Small Circle Jujitsu avec Leon Jay, ou encore du Jeet Kune Do avec David Delannoy…dès que j’en ai l’occasion, j’aime apprendre davantage, j’aime me remettre en question, confronter mon savoir de façon à toujours entretenir ma flamme de passionné et de toujours faire évoluer mon Karaté de Rue et ma pratique vers quelque chose de toujours plus réaliste pour la rue.

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